Diagnostic "Sécurité aînés" pour les oubliés de la circulation

Une idée qui fait son chemin

A la suite d'une journée scientifique sur le thème "Vieillir et se déplacer" organisée par la Rue de l'Avenir et Pro Senectute en 1999 à Fribourg. Les partenaires ont souhaité prendre en main concrètement le problème de la sécurité des personnes âgées et des personnes à mobilité réduite sur la voie publique.

En 2001, l'ATE et Pro Senectute ont confié à Naïma Mameri Khiat, architecte et urbaniste, l'étude de trois quartiers particulièrement sensibles à Genève. Formuler des propositions concrètes en matière d'aménagement urbain et de prévention facilement lisible par les Services en charge de la mobilité de la ville, telle était l'objectif de cette démarche soutenue par le Fond de la sécurité routière (FSR) ainsi que par la Direction générale de la Santé du Canton de Genève. 

Le Service de la mobilité (SMO) a demandé à l'ATE de développer le diagnostic "Sécurité aînés" dans les quartiers où les zones 30 étaient en projet comme ceux de la Jonction, de St-Jean, des Pâquis, des Grottes et des Eaux-Vives.

Ces diagnostics ont été établi avec l'aide des UAC (Unités d'action communautaire) ainsi que par les personnes âgées du quartier.

Exemple de diagnostic sécurité aînés dans deux quartier de Genève

Le diagnostic "sécurité" pour qui?

Succédant à la pré-retraite et à la retraite des «jeunes retraités» qui profitent pleinement de leur temps libre arrive une étape dite de fragilisation. C’est cette période de la vie qui nous intéresse ici: les personnes âgées fragilisées ou personnes à mobilité réduite. Les handicaps physiques, les douleurs liées à l’âge font qu’elles se meuvent avec difficultés. Elles habitent dans des logements indépendants, des immeubles locatifs avec ou sans un encadrement médical.

Ces personnes ont besoin de se déplacer pour aller faire leurs courses, des promenades, participer à la vie sociale du quartier. Tout ce qui fait la vie même est fondamental afin d’assurer gaieté et bonne santé aux personnes âgées. Leur faire la place belle au coeur de la société.

Fragiles et sans voix

«Les personnes âgées à mobilité réduite constituent une population fragilisée, manquant de porte-parole, dont les besoins en matière d’aménagements urbains et de sécurité des déplacements sont importants, mais mal identifiés et peu connus des services en charges de ces questions».

Qui est impliqué?

Tous les usagers de la voirie ! Dans le meilleur des cas, nous vieillerons tous !

Notamment les personnes âgées indépendantes et encore en bonne santé qui doivent être sensibilisées et préparées aux futurs problèmes de déplacements et rendues plus attentives à la sécurité routière.

Les personnes âgées fragilisées ont plus de difficultés à changer leurs habitudes, en particulier celles qui n’ont jamais conduit, elles sont le plus confrontées aux accidents de la route.

Les usagers de la voie publique. Les automobilistes, cyclistes, rollers, piétons, il est impératif qu’ils soient sensibilisés aux difficultés physiques et psychiques des personnes âgées : faiblesse de la vue, de l’ouïe, lenteur, déséquilibre, peur, douleur.

Les autorités administratives et politiques qui possèdent le pouvoir décisionnel et la capacité de faire du problème des aînés une priorité dans leur programme d’intervention.

Les relais :

Les communes. Les professionnels de la santé, service sociaux, etc. Le réseau informel constitué des familles, des bénévoles, des aides est l’interprète privilégié de la personne âgée.

Ce sont ces personnes entourant la personne âgée qui utilise le questionnaire de l’ATE dénommé « L’aide-mémoire » afin de récolter les informations et les transmettre aux services concernés.

Les professionnels, notamment les services d’aménagements urbains pour planifier et réaliser des aménagements conformes aux besoins des personnes à mobilité réduite. Les services sociaux, les autos écoles, les organismes de circulation routière et de transport, les transports publics, afin qu’ils se coordonnent dans le processus d’identification et de résolution des problèmes de la personne à mobilité réduite.

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